Bonjour !
Le but de cette rubrique est de vous informer sur l’actualité liée à la Médiation, (revue de presse, organisation d’évènements, etc…)
Bonne lecture !

Formation DCF 2026
La Médiation préventive et de projet en entreprise
Journée 1 : Les fondamentaux de la démarche préventive
Journée 2 : Partage d’expériences et approche pratique

Amiable : Décret n° 2025-660 du 18 juillet 2025 portant réforme de l’instruction conventionnelle et recodification des modes amiables de résolution des différends
(Circulaire de présentation du Décret du 19 Juillet 2025)
Applicable depuis le 1er septembre 2025
➡️Injonction généralisée à rencontrer un médiateur
Levée de la confidentialité concernant qui assiste ou non à l’entretien obligatoire d’information
➡️Des cadres d’intervention clarifiés (délai prolongé pour les médiations judiciaires)
➡️ Une articulation renforcée avec les institutions judiciaires
➡️ Une légitimité accrue auprès des justiciables
Ce décret s’inscrit dans la continuité de la politique de l’amiable portée par le ministère de la Justice, en réponse aux besoins croissants d’écoute, de dialogue et de co-construction de solutions durables.
WEBINAIRE (REDIFFUSION) :
« 40 ANS D’ÉTONNEMENT DANS LA MÉDIATION EN ÉVOLUTION» de Jacques Salzer (Janvier 2023)
Webinaire à revoir sur https://www.youtube.com/watch?v=Tqia0ZYKHKc
Les conflits et la médiation CNV (communication non-violente) » Nathalie Simmon et Anne Messas, avocate (lemondedudroit.fr) Février 2021 (mais toujours d’actualité !)
Quelles sont les spécificités de la médiation CNV (communication non-violente) ?
Le médiateur dispose d’une grille de lecture basée sur le processus CNV qui lui permet d’identifier avec clarté les sources de violence intrinsèques aux relations dysfonctionnelles.
Il est particulièrement attentif aux quatre foyers de conflit suivants :
1- Les malentendus
Par nature un être humain est subjectif dans sa vision des choses. Avec le processus CNV le médiateur est formé à repérer les obstacles à la compréhension mutuelle que sont les interprétations, les jugements, les représentations personnelles, qui sont souvent à l’origine de malentendus entre les parties. Il aide les parties à revenir à des observations purement factuelles.
2- Le déni de responsabilité
Avec la CNV, le médiateur distingue l’élément déclencheur de la cause d’un problème et permet à chacun des protagonistes de reprendre la responsabilité de ce qu’il vit dans la relation.
Il sait que les reproches exprimés par une personne renseignent sur ses propres besoins. Selon Marshall Rosenberg fondateur de la CNV « les jugements sont l’expression « tragique » de besoins insatisfaits ». Il permet aux parties de reconnaître leurs besoins respectifs et de prendre la responsabilité de faire des demandes claires pour satisfaire ce qui essentiel pour eux.
3- Le rapport de force
Lorsque chacune des parties reste bloquée sur sa position et ne démord pas de ce qu’elle souhaite obtenir, la situation est enlisée « deal breaker » contre « deal breaker ». Le rapport de force se cristallise parce que les parties confondent les besoins et les moyens de les satisfaire.
Avec la CNV, le médiateur a une approche spécifique des besoins : il s’agit des enjeux prioritaires et essentiels de l’entreprise et pas seulement des intérêts de celle-ci.
Toute entreprise a des besoins fondamentaux comme la sécurité économique, la pérennité, l’identité, la réputation, l’image, l’efficacité, l’éthique, l’intégrité, l’autonomie, la liberté, la protection, la préservation de ses ressources, la reconnaissance de son professionnalisme et de ses compétences, la sécurité dans les relations professionnelles, le respect des engagements, la confiance….
Ces enjeux peuvent être compris de part et d’autre car ils sont partagés de manière universelle.
À l’inverse, les manières d’y répondre (« stratégies ») sont infinies et propres à chacun.
Le médiateur aide les parties à sortir du rapport de force en identifiant derrière les situations figées, les enjeux en présence. Il va accompagner les parties vers la reconnaissance mutuelle de leurs besoins respectifs. Cette étape, que les médiateurs dénomment le « point de bascule », permet aux parties de retrouver du respect mutuel et leur pleine autonomie.
Elles retrouvent leurs propres ressources en termes de créativité pour co-construire des accords. Il ne s’agit ni de se résigner, ni de faire des concessions, mais de co-créer de solutions nouvelles qui satisfont les besoins prioritaires de chacun des acteurs.
4- Les jeux de pouvoirs
Avec la CNV, le médiateur est formé à repérer le mécanisme à l’origine des jeux de pouvoir. L’approche de la CNV distingue les demandes, auxquelles les parties peuvent dire oui ou non, des exigences, qui sont imposées et qui privent le consentement de liberté. Ces dernières sont la source de conflits et de contentieux comme ceux de l’exécution des contrats et de la dépendance économique.
Cette différenciation se joue au stade de la négociation des accords et est également utile pour la mise en place des solutions décidées par les parties pendant la médiation, afin qu’elles soient équilibrées et durables. On revient à la loyauté et à la bonne foi qui président la négociation des accords.
Pour conclure, grâce au processus de communication que propose la CNV, le médiateur dispose de clés concrètes pour favoriser une qualité de relation entre les parties en organisant l’expression et l’écoute de la réalité de chacun et la prise en considération de ce qui se vit de plus essentiel pour chacun dans la situation.
